FERRY :
LE BUDGET DE L'EDUCATION NATIONALE AUGMENTE... !
Lors
de notre entretien avec L'Inspecteur d'Académie, nous avons eu
la confirmation d'une réduction du budget de notre académie de
20 %.
De
plus, pour janvier 2005, tous les comptes des administrations
doivent être épurés et à zéro. Il faut savoir que l'habitude était
de ponctionner à l'avance le budget de l'année suivante pour pouvoir
fonctionner et payer ce qui était dû.
Il
reste à l'Administration à économiser plus d'un trimestre (30 %)
de budget de fonctionnement d'ici 2005.2005 mise en place des
accords de l'AGCS : quel hasard !
Nous
le remarquons chaque jour dans nos classes où les effectifs augmentent
dans le premier ou le second degré.
- 35
élèves de moyenne en seconde,
- Les
2 ans ne sont presque plus scolarisés (gros déficit pour les enfants
ayant une autre langue maternelle que le français),
- Certains
3 ans n'ont pu être scolarisés cette année !!!
- De
moins en moins d'auxiliaires de vie scolaire pour accompagner
les intégrations d'élèves handicapés.
Sur
le département, nous avons perdu 70 emplois jeunes dont 30 cette
année (chiffre de l'administration) plus ceux à venir qui ne seront
pas remplacés. La dégradation de l'encadrement nuit aux projets,
à la mise en place des Instructions Officielles (Informatique,
BCD, langue.) et à la différenciation des apprentissages. A la
MGI (Mission Générale d'Insertion qui s'occupe des plus de
16 ans en grande difficultés) le budget fonctionnement et vacation
a baissé de 50% entre 2002 et 2003. C'est « l'Egalité des
chances » qui en fera un peu plus les frais. C'est l'emploi
des jeunes qui n'est plus une priorité.
L'Inspection
Académique subit donc un plan de rigueur qui la met en crise.
- Ils
ont le droit de téléphoner, mais le matin seulement,
- Interdiction
d'appeler les portables (pratique pour joindre les RASED, conseillers
pédagogiques, et Inspecteurs itinérants).
Mais
tout va s'arranger car, fin octobre 2003, le budget de déplacement
aura été complètement dépensé.
Nous
appelons les personnels concernés à suspendre leurs déplacements
s'ils ne sont pas budgétisés ou s'ils n'ont pas d'ordre de mission.
Voilà
donc que maintenant on nous empêche de travailler. On aurait souhaité,
comme il nous l'avait été promis, parler de liberté du travail.
La liberté n'est qu'un vou pieu, si l'on refuse de s'en donner
les moyens. Se donner les moyens d'une ambition pour l'Ecole.
La dégradation du service public programmé ne va servir que le
privé.
Est-ce
là la volonté de notre gouvernement !?
Un adhérent