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DES NOUVELLES
DES INTERMITTENTS
Après
l'annulation de nombreux festivals, les intermittents du spectacle
cherchent à poursuivre leur lutte contre la réforme de leur régime
d'assurance chômage. Deux cents délégués des collectifs d'intermittents
ont tenu leur forum du 28 au 30 Août à Paris pour fixer les modalités
d'action pour cette rentrée.
Comment
mobiliser le monde de l'audiovisuel dont les intermittents employés
subissent de fortes pressions de la part de leurs employeurs ?
Comment
relancer les autres mouvements sociaux et oeuvrer à la convergence
des luttes ? Le SYNDEAC (syndicat national des entreprises
artistiques et culturelles) a demandé à M. Aillagon que le
protocole signé le 27 juin fasse l'objet d'un moratoire d'au moins
six mois.
Avec
la coordination nationale des intermittents, le SYNDEAC s'est
associé au boycott des assises nationales de la culture prévues
en septembre et que le ministre a reporté en janvier.
La
coordination nationale des intermittents met donc en place des
contre assises de la culture dont la vocation est de préparer
un débat national sur les politiques publiques du spectacle vivant
et propose un contre modèle de réforme (diffusé dans la presse
début septembre).
Début
septembre, tous les collectifs ont rencontré les directeurs et
les équipes des centres dramatiques, centres chorégraphiques,
scènes nationales et institutions culturelles.
Trois
positions se dessinent :
- appel
à la grève (opération rideau baissé, panne de courant artistique) ;
- grève
du zèle : multiplication des représentations gratuites, débats
avec les spectateurs ;
- alter-spectacles
alliant le politique et le poétique.
A ce
jour, seuls les directeurs des scènes de Nantes, Aubervilliers,
Montpellier, Limoges, n'ouvrent pas leur saison culturelle et
mettent leur lieu à disposition des grévistes. Certains directeurs
de scène nationale n'excluent pas la possibilité de donner leur
démission (Cantarella, Fisbach, Garcia, Py, Françon, etc.). Mais
la position majoritaire tend à limiter l'action à des journées
d'information sur les lieux en direction du public.
Les
collectifs d'intermittents proposent, quant à eux, selon les régions :
- Une
saison morte tant que le protocole n'est pas retiré ;
- L'appel
aux spectateurs à boycotter les abonnements et à renvoyer leurs
billets.
Même
si les forces sont affaiblies (comment concilier le mot d'ordre
de grève et le besoin de travailler pour atteindre le nombre de
cachets nécessaires avant la fin de l'année ?), le collectif
perpignanais s'est déterminé pour des actions coup-de-poing en
lien avec les autres collectifs de la région (Béziers, Carcassonne,
Montpellier, Toulouse) et les organisations politiques et syndicales.
Les
actions doivent s'inscrire dans une lutte plus globale contre
la destruction de droits sociaux, une lutte européenne et mondiale
qui veut maintenir les secteur culturel et les services publiques
hors des négociations de l'O.M.C.
Collectif
« Culture en danger » des P.O.