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ÉLECTIONS
PROFESSIONNELLES DE DÉCEMBRE 2005 :
TENTATIVE DE BILAN
Le 6 décembre
ont été élus les représentants du personnel
aux commissions administratives paritaires nationales, académiques
et départementales.
Chaque corps a eu ses élections : instits/PE, certifiés,
agrégés, PLP, EPS, CE EPS, DCIO COP, CPE, PEGC, MI-SE, chaires
supérieures. Face à cette multitude de corps se sont présentés
quelques syndicats corporatistes qui ne syndiquent que les professeurs
d’EPS ou que les professeurs de Lycées professionnels. Le
diviser pour mieux régner voulu par l’administration fonctionne
à merveille.
Pourquoi différencier ces personnels ? SUD éducation
a choisi d’être un syndicat inter catégoriel et revendique
un corps unique.
La participation (61%) est en baisse de 6.3% dans le premier degré
et de 3% dans le second degré. C’est un signal fort lancé
à tous les syndicats. Si cette baisse continue le quorum de 50%
ne sera pas atteint dans certains départements.
Au niveau national, SUD éducation (+0.7%) fait partie des deux
syndicats qui progressent le plus avec la FSU (+1.2%) et garde un élu
à la CAPN des certifiés. A noter, une forte progression
chez les Dcio COP : 8% (+2.1%), les certifiés : 6.55%
(+1.1) et les pe instits : 5.5% (+0.6).
Pour l’ensemble des académies, SUD a maintenant 50 élus
CAPA et CAPD au lieu de 37 élus en 2002.
Avec 5.44% des voix Sud est 6ème organisation nationale sur 11.
Ces résultats sont plutôt positifs pour un syndicat qui a
des sections dans presque tous les départements mais qui n’a
pas réussi à présenter des listes dans toutes les
régions. Malgré tout, nous espérions une progression
plus importante suite aux grèves du printemps 2003 où SUD
éducation a rencontré un écho très positif
dans les assemblées générales de personnels. Le temps
est passé par là. Deux ans et demi après certains
ont la mémoire courte ou ont été découragés
par une grève qui a échoué.
Ce scrutin ne change pas grand-chose au niveau de la représentativité
des organisations syndicales. Par contre, le SGEN-CFDT paye l’attitude
de sa confédération et chute de 2.1%.
Dans l’académie
de Montpellier, tous corps confondus, SUD éducation est 3ème
organisation avec 7.2% (chiffres CAPN). Nous gardons notre élu
chez les certifiés : 7.45% (+1.4%). A noter : 11.9% chez
les Dcio Cop (+2.55%), CPE : 5.4% (+2%) et Agrégés
5.2% (+0.6%).
Dans les P.O., tous corps confondus, SUD éducation est 3ème
organisation avec 8.2% !
Dans le second degré, nous totalisons 29.4% chez les Dcio COP !
CPE : 9.4%, Certifiés : 8.6% (avec une forte présence
dans les lycées), Agrégés : 5.6%, PLP :
4.8%.
Dans le premier degré, SUD éducation 66 présentait
pour la première fois une liste à la CAPD. Nous obtenons
9.2% des voix. Le dernier siège nous a échappé de
peu. Il faut signaler le mode de calcul très avantageux pour la
liste ayant obtenu le plus de voix. En effet, un calcul au meilleur reste
plutôt qu’à la meilleure moyenne aurait permis d’octroyer
le dernier poste à SUD. Le calcul au meilleur reste se pratique
pourtant aux élections des Conseils d’Administration des
Etablissements du secondaire ! Le SNUipp, qui perd 6.2% conserve
ses 5 sièges et le SE (+0.9%) garde ses 2 sièges.
SUD éducation regrette de ne pas avoir obtenu de poste. L’arrivée
d’un nouveau syndicat à la CAPD était nécessaire
pour lutter contre la co-gestion ambiante (1).
Les résultats
de ces élections sont très encourageants pour les adhérents,
sympathisants ainsi que pour l’Equipe Syndicale de SUD éducation
66. Même si, pour SUD éducation 66 (créé en
2003), les élections ne sont pas une finalité, ils nous
confortent dans nos orientations et dans nos luttes. L’école
ne doit pas devenir un marché de main d’œuvre prêt
à l’emploi mais un lieu où l’on forme de futurs
citoyens responsables capables de penser, d’avoir un esprit critique
face à une mondialisation libérale prétendument inéluctable.
C’est dans un syndicalisme inter catégoriel de lutte que
nous nous inscrivons. C’est aussi dans le champ de l’interpro
au sein de Solidaires qu’il faut combattre pour un service public
de qualité garanti pour toutes et tous, pour l’égalité
par le haut entre salariés du public et du privé, pour le
respect du droit du travail et l’abolition de toutes formes de précarité.
Benjamin
Garcia
(1)
Co-gestion : système qui permet de résoudre les conflits
avec l’administration par la négociation du donnant-donnant.
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