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APPEL
A SIGNER LE MANIFESTE POUR L’ANNULATION DU
« CODE DE BONNE CONDUITE DES INTERVENTIONS
DES ENTREPRISES EN MILIEU SCOLAIRE »
Jusqu’en
mars 2001, de nombreux textes rappelaient clairement le principe constitutionnel
de laïcité et de neutralité de l’Ecole.
À cette
date, une circulaire aux termes ambigus, le « code de bonne
conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire »
(circulaire n°2001-053 du 28 mars 2001, publiée au BOEN n°14
du 5 avril 2001) est venue autoriser des pratiques contraires à
ce principe.
Depuis la publication de ce texte, les pratiques commerciales et publicitaires
se développent au sein même du service public de l’Education
nationale, les « partenariats » se multiplient tant
au niveau du Ministère que des établissements.
C’est ainsi par exemple que, bafouant le principe de neutralité,
le Ministère a fait de la publicité pour la firme de vêtements
« Morgan » à l’occasion de la campagne,
« Le respect ça change l’école ! »,
qu’il « confie » la formation des professeurs
de sciences économiques et sociales à l’Institut de
l’Entreprise (émanation du MEDEF), qu’il charge Disneyland
de l’orientation des élèves, ou encore que la société
« Scaramouche » installe des panneaux publicitaires
dans les établissements scolaires.
Le caractère dangereux et illégal de ce texte a été
confirmé par un jugement.
En effet, alors que le Ministère se référait à
cette circulaire pour « justifier » l’organisation
des « Masters de l’économie » (voir
texte du manifeste), le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a déclaré,
en juillet 2004, ce jeu illégal(1).
Plusieurs organisations, élus et citoyens ont entrepris des démarches
pour obtenir l’annulation de ce code.
Relevons parmi les différentes actions menées dans cette
perspective :
- Un recours,
déposé devant le Conseil d’État par Gilbert
Molinier (cette demande n’a pas abouti)
- Des courriers adressés à plusieurs reprises par l’association
ATTAC au Ministre de l’Éducation nationale et aux parlementaires.
- Des questions écrites de Députés adressées
au Ministre de l’Éducation nationale .
- Plusieurs publications, dont celle de « Résistance
à l’agression publicitaire » (RAP).
- Une lettre-pétition lancée par « Casseurs de
pub » pour interpeller les Députés.
Il apparaît aujourd’hui nécessaire de regrouper les
différentes initiatives engagées et de développer
la mobilisation pour obtenir l’abrogation de ce texte.
C’est
l’objectif du MANIFESTE POUR L’ANNULATION DU CODE DE BONNE
CONDUITE DES INTERVENTIONS DES ENTREPRISES EN MILIEU SCOLAIRE qui sera
notamment adressé au ministère de l’Education nationale.
Ce manifeste
et la liste des organisations et personnalités qui en sont déjà
signataires vous seront adressés si vous en faites la demande à :
Christiane Levilly 43 Avenue de Paris 78 000 Versailles ou christiane.levilly@free.fr.
Le texte de la circulaire pourra également vous être communiqué.
[note :
ce texte est disponible sur notre site internet en cliquant ici]
Pour obtenir
les autres documents mentionnés ci-dessus, veuillez prendre contact
avec les associations concernées.
- ATTAC, 66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil-sous-bois. Tél. 01
41 58 17 40.
- Casseurs de Pub, 11, place Croix-Pâquet, 69001 Lyon. Tél.
04 72 00 09 82
- R.A.P. (Résistance à l’agression publicitaire),
53, rue Jean-Moulin, 94300 Vincennes. Tél. 01 43 28 39 21
(1)
Jugement obtenu par un professeur de philosophie, Gilbert Molinier, qui
avait déposé un recours contre l’organisation de ce
jeu dans l’établissement où il enseigne.
Extraits du jugement :
« Considérant que ce jeu n’a pu se dérouler
dans l’établissement sans l’accord au moins verbal
du chef d’établissement ; que ce jeu qui avait clairement
des objectifs publicitaires et commerciaux pour la banque organisatrice
tombait sous le coup de la prohibition des initiatives de nature publicitaire,
commerciale, politique ou confessionnelle figurant au règlement
intérieur de l’établissement ; qu’il contrevenait
également au principe de neutralité de l’école
rappelé par de nombreuses circulaires et notes de service émanant
du ministre de l’éducation nationale ; qu’enfin,
son organisation aurait dû être autorisée par le conseil
d’administration de l’établissement, qui, aux termes
de l’article L. 421-4 du code de l’éducation, « règle,
par ses délibérations, les affaires de l’établissement » ;
que, pour tous ces motifs, la décision prise par le proviseur du
lycée Auguste Blanqui d’autoriser le déroulement de
ce jeu dans l’établissement est illégale et doit,
donc, être annulée. »
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