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Retour au sommaire des articles SAUVONS LA GRÈVE… OU GAGNONS AVEC LA GRÈVE ? Je suppose bien comprendre le sens de la récente apostrophe "sauvons la grève", adressée à plusieurs reprises aux organisations syndicales. La grève ? Pourquoi faire ? Serait-il question de "sauver la grève" ?... ou plutôt de rappeler ce à quoi la grève doit absolument servir, de rappeler ce qu’elle doit absolument produire, pour qu’elle puisse permettre de gagner ? Les syndicats - Partout des chefs ? Cette adresse indifférenciée aux différentes organisations syndicales contribue par ailleurs à la poursuite des amalgames inexacts, qui ne peuvent qu’engendrer le pire, entretenir au mieux les réactions du style "tous les mêmes", qui peuvent vite devenir ensuite "tous pouris"... Je souhaite rappeler ici que les organisations syndicales historiques sont structurées (comme les entreprises !...) suivant un schéma hiérarchique pyramidal, avec un "chef" et plusieurs "petits chefs". Il n’en est pas de même pour celle dont je fais partie ; adhérent d’un syndicat départemental SUD Education, je participe aux assemblées générales, dans lesquelles je décide régulièrement en votant ; ma voix a strictement la même valeur que celle de tout membre du syndicat ; les orientations et décisions sont prises en assemblée générale. Au niveau national, il existe des syndicats SUD Education départementaux et académiques ; ces syndicats autonomes sont réunis au sein d’une fédération, dans laquelle ils prennent part de la même manière aux décisions et choix de positions fédérales au travers de leur vote dans des Conseils Fédéraux réguliers. La grève - Dans le passé ... et aujourd’hui ! Il faudrait probablement apprendre pour beaucoup, rappeler pour certains l’histoire sociale : la grève des salariés et des travailleurs ne peut produire que dans une perspective de blocage, ou de risque de blocage économique, il n’en a jamais été autrement. La grève de 2003 - Il est temps de digérer Mais peut-être est-il temps de revenir sur la terrible défaite subie par les personnels de l’Education Nationale en 2003, année durant laquelle il était question de liquidation des MI-SE, de la première grande attaque sur le régime de retraite, ainsi que du transfert de nos collègues TOS aux collectivités locales. Il serait facile là aussi de simplement jeter la pierre aux organisations syndicales ou à leurs dirigeants pour celles ainsi structurées ; je ferai d’ailleurs partie de ceux qui seraient particulièrement critiques à l’égard de certaines positions d’alors plutôt incompréhensibles et totalement contre-productives .... Soyons enfin tous plus sûrs de nous-mêmes, sûrs de notre puissance ensemble, espérons aujourd’hui arriver assez nombreux à avoir conscience de ce que nous avons pour nous et nos enfants, à perdre, ... ou à gagner ! |