COMPTE-RENDU DE L’ENTRETIEN AVEC L’INSPECTEUR D’ACADÉMIE Mercredi 06.12.06 de 16h10 à 17h10

dimanche 11 mars 2007
par  Sud éducation 66

1. Base-élèves

SUD Education 66 fait part de ses craintes quant à la situation des sans-papiers. Ce type de fichier vise à ficher les élèves. Interrogations des personnels RASED quant aux garanties d’une réelle confidentialité des informations. Rappel des remarques faites par son prédécesseur, que « base élève est la première source de renseignements sur l’immigration ».
M. Clarimon répond que ce fichier a reçu l’autorisation de la CNIL. Il trouve que nous sommes obsédés par le sort des sans-papiers.

2. Les précaires et le statut des contrats d’avenir

SUD Education demande un éclaircissement sur leur rôle, dans les écoles. En s’appuyant sur différents exemples concrets, nous lui expliquons en quoi notre syndicat s’inquiète vivement car la personne précaire est, bien souvent, chargée de prendre les classes lorsqu’un enseignant est absent et qu’il faut attendre le ZIL. La personne n’est pas qualifiée pédagogiquement pour prendre un groupe en main. On la met en difficulté. Ce n’est pas toujours bénéfique pour le groupe-classe.

L’I.A. nous répond que ce n’est pas lui qui signe les contrats et qu’il ne peut rien nous dire. Pour lui, tant que les conditions de sécurité sont respectées, il lui semble préférable d’agir ainsi. Avant les directeurs dispersaient les élèves, aujourd’hui les élèves restent dans leur classe et c’est un gain de temps. Effectivement ils ne sont pas là pour faire de l’enseignement. Il le sait. Mais cela ne le dérange pas spécialement. Il nous parle ensuite des conditions dans lesquelles ils ont été embauchés en nous expliquant qu’elles dépendent essentiellement des directeurs ou des équipes de circonscriptions.

3. Les T1 mutées dans l’Aude

Une discussion s’amorce sur les postes vacants. Selon l’IA, quand on compare notre situation à celle des autres départements, elle est beaucoup moins catastrophique dans les Pyrénées Orientales qu’ailleurs et ce sont actuellement le Gard et l’Hérault qui sont très déficitaires. Il nous explique en quoi, même s’il y avait ouverture de cette liste complémentaire, il n’y aurait pas de poste affecté au département. Mais, si c’était le cas, il n’est pas favorable à un retour immédiat des T1 car il estime qu’il y aurait à nouveau changement d’enseignant au détriment des élèves et que ce serait injuste vis-à-vis des PE2.

Nous lui demandons ensuite ce qu’il pense du fait qu’elles aient priorité sur les inéats. Nous lui faisons part de notre position, au niveau régional, à ce sujet. L’IA nous explique qu’il n’en a rien à faire. Il nous dit que nous ne sommes plus au Moyen-Age et qu’il lui semble que les gens en poste dans l’Aude peuvent bien déménager. Cela ne lui pose pas de problème de faire passer les T1 en priorité sur les inéats même si de nombreux collègues de l’Aude attendent de rentrer dans les PO.

4. L’ISSR

Nous signalons les problèmes que ces modifications vont entraîner : baisse des demandes de poste ZIL, brigades ou fractionnés. Baisse de l’indemnité de 30%.

L’IA nous explique que les nouvelles règles sont des ordres qui viennent d’en haut. Pour lui la TPG applique une décision de justice. Il faut voir avec les responsables de la TPG.

5. La grève des directeurs

Sur le département, actuellement, 30 % de directeurs sont en grève administrative alors qu’il y en avait 50% l’an dernier. M. Clarimon nous dit que, comme dans les autres départements, il va y avoir retrait d’un jour de salaire. Le ministre ne veut pas reculer.

Nous lui demandons alors d’apporter des précisions sur le futur statut de directeur et lui indiquons que nous sommes contre le projet de statut d’emploi de directeur (poste à profil de 5ans, grille indiciaire séparée). Nous sommes contre tout statut hiérarchique. Nous revendiquons plus de temps pour la direction et la concertation. Pour une formation au travail en équipe. Pour de vrais emplois administratifs en remplacement des CAV.
Il nous dit qu’il ne peut nous répondre, qu’il n’a pas les informations là-dessus.

6. Les intervenants en langue

SUD Baisse des intervenants, pas de suivi dans l ‘école et entre école et collège.

L’IA nous explique que l’objectif est de ne plus en avoir à long terme. Ce qui l’intéresse c’est qu’il y ait une continuité dans l’apprentissage des langues entre le CM2 et la 6ème. Des postes fléchés « langue » vont apparaître au prochain mouvement.

7. Les inspections

Pour SUD Education l’inspection doit être un accompagnement, un échange formateur. La note introduit une concurrence entre les personnels. Nous demandons à ce que les fiches de préparations et le cahier journal soient facultatifs car ce sont des documents personnels de travail (voir article « La suppression du journal de classe, Jules Ferry 1881 »).

L’IA nous explique qu’il n’est pas d’accord avec nous. Il s’appuie sur son expérience d’IEN pendant 10 ans. Il pense que ce doit être fourni. Au sujet des documents de préparation à l’inspection, il ne juge pas injustifié que des IEN demandent 6 pages de renseignements.

8. Les demi-journées d’info syndicale

Nous lui avons parlé des lettres envoyées par les IEN aux écoles lors de la dernière ½ journée d’information syndicale : « Le droit syndical ne peut se faire au détriment de la continuité du service public. » L’article 4 précise : les réunions ne doivent entraîner aucune réduction de la durée d’ouverture des établissements. Nous avons précisé que certains IEN n’ont rien dit : une école était fermée lors de notre demi journée du mois d’octobre. De plus nous lui avons demandé : Comment fait un enseignant de classe unique pour exercer son droit syndical ? Qui décide qui et combien d’enseignants peuvent se rendre à la ½ journée ? Combien d’élèves par enseignant peuvent rester ? Cette loi concerne toute la fonction publique et est difficilement applicable.

Pour l’IA il faut prendre contact avec les municipalités et ce sont elles qui mettent en place la garde des élèves.

9. Le temps partiel, 80%

  • Le 80% n’existe pas et n’existera pas dans le département dans le cadre hebdomadaire.
  • Il a refusé aussi le 62,5% qui pourtant existait en 2006-07.

10. Grève retirée et non faite

SUD Education a aussi parlé du questionnaire de grève et du fait que des jours de grève ont été retirés à des personnes qui ne s’étaient pas mises en grève en 05-06. Il nous a expliqué que parfois des directeurs et directrices ne les avaient pas transmis et que, dans ce cas, puisque c’était impossible à prouver, il ne rendrait pas les jours.

11. Liberté pédagogique

A la fin de l’entretien nous avons eu quelques secondes pour aborder la question de la liberté pédagogique et de l’apprentissage de la lecture. Il nous a renvoyé vers le rapport de l’inspections générale de l’EN.

Les mandatés de SUD Education 66 :
Ariane Augé, Francis Maury et Benjamin Garcia