SECOND DEGRÉ

mercredi 9 novembre 2005
par  Sud éducation 66

Pour construire une autre école, une autre société

  • Réduction du temps de travail, sans perte de salaires ni annualisation. Embauches nombreuses dans tous les métiers : augmentation massive des postes aux concours, et titularisation immédiate, sans concours ni condition, de tous les collègues précaires. De véritables remplaçants titulaires dans chaque établissement (abrogation du décret sur les remplacements de courte durée).
  • Pas de classe à plus de 25 élèves (20 en ZEP). Intégration de la concertation et du suivi des élèves dans le temps de service. Des moyens suffisants pour les projets pédagogiques et un enseignement adapté aux élèves en situation particulière (problèmes de santé, difficultés scolaires, primo arrivants). Sur les postes difficiles, réduction du nombre d’heures… et pourquoi pas, deux enseignants par classe ?
  • Deux documentalistes minimum par CDI se consacrant uniquement à des tâches de documentation.
  • Création d’un corps unique d’enseignants, aligné sur le corps le plus élevé. Augmentation significative des plus bas salaires pour les autres personnels. Une vraie formation initiale, en doublette avec un enseignant titulaire et sans classe en responsabilité. Un véritable droit à une formation continue de qualité.
  • Abrogation de la hors-classe, suppression de l’inspection, carotte et bâton du système hiérarchisé et de la division des personnels.
  • Rétablissement du statut des MI-SE avec création des postes nécessaires.
  • Création de tous les postes statutaires nécessaires de personnels médico-sociaux : médecins, psychologues, infirmières, assistantes sociales, éducateurs…
  • Abrogation de la décentralisation et des lois Fillon sur les retraites et l’Éducation.
  • Contre la notation-promotion au mérite.
  • Contre les expulsions des sans-papiers : la scolarisation d’un enfant doit garantir le maintien de toute sa famille sur le territoire français. Pour la régularisation de tous les jeunes scolarisés : mineurs et majeurs.
  • Cent ans après la loi de 1905, défendons la laïcité : ni religion, ni secte, ni entreprise dans l’école. Refusons toute utilisation de l’école à des fins publicitaires et marchandes. L’Éducation n’est pas une dépense : c’est un investissement qui doit constituer la priorité absolue d’une société démocratique. La France n’a jamais été aussi riche : on peut financer l’éducation, la protection sociale, la recherche, la culture, les services publics par un meilleur partage des richesses à tous les niveaux.

Pour un enseignement professionnel public

Le patronat a toujours voulu mettre la main sur la formation professionnelle. Les patrons d’hier voyaient d’un mauvais oeil la prolongation de la scolarité et voulaient faire sortir les jeunes de l’école ; aujourd’hui les patrons du libéralisme sont entrés dans l’école et entendent l’utiliser à leur profit. Pour nous, l’enseignement professionnel doit être émancipateur : il doit donner à l’élève une culture générale et professionnelle ouverte, lui permettant d’évoluer dans la société et de travailler à sa transformation.

  • Pour des formations au contenu élaboré nationalement, reconnues dans les conventions collectives.
  • Pour de véritables passerelles vers l’enseignement général.
  • Pour des diplômes nationaux et non des diplômes “maison”.
  • Nous nous opposons au développement des C.F.A. publics au détriment des lycées professionnels.
  • Pas de fermeture de filières et d’établissements publics au profit du privé. Création des filières publiques manquantes.

Contre les Lycées des Métiers

  • La formation professionnelle ce n’est pas l’employabilité des jeunes issus des lycées professionnels.
  • Nous condamnons la participation des patrons et autres représentants de l’entreprise aux jurys d’examen comme aux Contrôles en Cours de Formation.
  • Nous condamnons l’ingérence des entreprises dans les contenus pédagogiques des formations et dans leur volonté de structurer la carte scolaire des formations en fonction des besoins exprimés par le patronat local.

Pour résister à la pression hiérarchique et libérale

  • Nous refusons de devenir des formateurs soumis aux exigences patronales.
  • Nous luttons pour des conditions de travail décentes : formation professionnelle sur le temps de travail, même avancement pour tous au rythme le plus rapide.
  • Création de postes statutaires pour tous les enseignants.
  • 20 élèves maximum par classe en LP

L’école n’est pas une entreprise !