BASE ÉLÈVES ET LA CRYPTOLOGIE : DES INQUIÉTUDES POUR LA SÉCURITÉ

mardi 11 décembre 2007
par  Sud éducation 66

Par la Ligue des Droits de l’Homme de Toulon

Deux experts de renommée mondiale lancent des mises en garde à propos de la sécurité des systèmes informatiques. Ils ont en effet mis en évidence deux types de “faiblesses”, l’une reposant sur l’exploitation de petites erreurs de calcul des microprocesseurs, et l’autre sur le fait que les générateurs de nombres dits “aléatoires” génèrent en réalité des suites de nombres qui ne sont que “pseudo-aléatoires”.

Les responsables de Base élèves ont-ils pris conscience de la complexité des problèmes de sécurisation ? Toujours est-il qu’après nous avoir asséné de façon péremptoire que « toutes les garanties de sécurité sont prises », les réponses du ministre de l’Education nationale à ceux des députés qui s’en inquiétaient se sont faites plus modestes : « un mode de sécurisation des accès comparable à ceux existant dans le secteur bancaire va être mis en place » — une façon de confirmer que le problème n’est pas résolu.
Va-t-on laisser se développer un système qui, à la suite d’une défaillance imprévisible, peut entraîner des atteintes inadmissibles aux libertés individuelles de millions de personnes, à l’image de ce qui vient de se dérouler en Grande-Bretagne ?

Dans sa lettre du 1er mars 2006, la Cnil demandait au ministère de l’Education nationale de lui transmettre « le bilan de la phase d’expérimentation » de Base élèves. Ce bilan existe-t-il ? a-t-il été transmis à la Cnil ? sera-t-il rendu public de façon à permettre aux premiers intéressés, parents d’élèves et enseignants, d’accéder enfin aux informations qui leur sont dûes ?

A lire aussi : Cryptologie, “bug” et “porte dérobée” par Hervé Morin, Le Monde du 21 novembre 2007


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