COMPTE-RENDU RENCONTRE INTERSYNDICALE ACADÉMIQUE / RECTEUR DU 20/11/2006

dimanche 10 décembre 2006
par  Sud éducation 66

Compte-rendu réalisé par Philippe Cherpentier, SUD Education Languedoc-roussillon

Présents :
Le Recteur, le secrétaire général, les 5 IA, quelques adjoints et des personnels administratifs.
SNUipp-FSU, Snudi FO, SE UNSA, SNE, SUD Education et les 5 T1 concernées.

POINT N°1- T1
A/Présentation par Patrick Tolédano (SNUipp)
Il y a des solutions : Nombre de postes vacants à ce jour (61,5 pour l’Académie). TOUS les départements ont aujourd’hui des postes vacants. Il faudra bien commencer à recruter des listes complémentaires. Il n’y a plus de raisons de refuser la réintégration des collègues mutées d’office.

B/ réponse du Recteur :
D’abord, vos chiffres ne sont pas les miens : je suis informé d’une trentaine de postes vacants.
Pour 2 raisons, je ne peux pas répondre favorablement à votre demande.
La première, et la principale, pour le bien des élèves : ce n’est pas bon de changer un enseignant en cours d’année : les élèves ont besoin de stabilité. C’est très important, c’est ma priorité. Changer un enseignant en fonction ne serait pas compris par les parents.
La seconde, on pourrait changer les collègues en janvier, car la liste complémentaire sera certainement ouverte, mais ça serait injuste par rapport à ces collègues, et cela créerait un précédent que d’autres soient passées devant.
D’autre part, aujourd’hui, on ne peut plus parler en poste budgétaire. Il n’y a plus de « sous-effectif ». Il y a un plafond qu’on ne peut pas dépasser. Aujourd’hui (2006) on n’a pas de budget pour ouvrir le recrutement. On DEVRAIT pouvoir recruter quelques listes complémentaires en janvier. J’ai fait des demandes au Ministère, et je pense que ce sera mieux en 2007.
M. Nique a reconnu que s’il n’y avait pas la LOLF, si on comptait « comme avant », il aurait déjà recruté une cinquantaine de listes complémentaires…

C/ Intervention, discussion avec les syndicats, et les collègues T1.
Les syndicats ont fait remarquer que pour les remplacements, il y avait des situations bien pires pour les enfants.
Le recteur s’est ensuite lancé dans un discours sur la dette publique, qu’il est de notre devoir de résorber. Il faut donc faire des économies, et la nouvelle gestion des administrations le permet (LOLF). C’est une bonne chose. On ne peut encore augmenter la dette. On paie aujourd’hui 40 milliards d’€ pour le remboursement de la dette, presque autant que le budget annuel de l’EN.
Tout ça pour dire que ce que l’intersyndicale demande n’est pas possible. Nous avons dit qu’il était intolérable de faire porter la dette publique sur les épaules de nos 5 collègues et que ce discours culpabilisant était intolérable.

D/ Proposition de M. Nique, et précisions.
a) précisions : il est possible que cette situation (demander à des PE2 d’un département d’aller dans un département voisin) se retrouve régulièrement dans les années qui viennent. C’est la loi. Maintenant, tout le monde est prévenu.
b) comme effectivement les enseignantes ont été changées de département après la rentrée, et que ce n’était pas dans les habitudes, qu ‘elles n’étaient pas prévenues, le recteur propose :
– la priorité sur l’inéat-exéat, dans la mesure des possibilités (il faut des postes proposés)
– à la demande de l’UNSA, il a accepté que les collègues participent au mouvement de leur département d’origine. Il donnera la réponse définitive en début d’année, quand il connaîtra l’enveloppe budgétaire.

A SUD nous ne voyons pas en quoi le fait d’être prioritaires aux inéats exéats était moins une injustice envers les collègues que ce que nous proposions (réintégration immédiate des collègues sur un poste vacant dans leur département d’origine, dans lequel elles ne feraient que « prendre » la place potentielle d’un « liste complémentaire ».
Les collègues titulaires de Lozère participeront au mouvement du Gard, et celles titulaires de l’Aude au mouvement des PO ! Et ensuite, elles seront intégrées dans leur ancien-nouveau département pendant les inéats-exéats ? ? ? ! ! Ça, c’est égalitaire entre les fonctionnaires. De qui le Recteur se moque-il ?
Pour SUD ces propositions ne sont pas acceptables. Comment va t’on expliquer aux collègues qui attendent un inéat dans les PO ou le Gard depuis des années que deux ou trois « jeunettes » leur passent devant au mépris de toutes les règles de CAPD.
IL FAUT EXIGER QUE LE CHANGEMENT D’AFFECTATION SE FASSE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE SUR UN POSTE VACANT DANS LE DEPARTEMENT D’ORIGINE, PUISQUE POSTES VACANTS IL Y A : c’est la proposition que SUD éducation 66 fera à l’intersyndicale.

POINT N°2 – ISSR
La TPG applique une décision de justice : non paiement de l’ISSR les mercredis, samedis et dimanches. Le recteur dit qu’elle ne peut pas faire autrement. Sinon, il lui faut rembourser en fin d’année sur ses fonds propres. Le Rectorat ne peut rien. Ce n’est pas lui qui paie. C’est la TPG. Il faut voir avec la responsable de la TPG. Un nouveau décret sera publié en février/mars 2007, qui règlera aussi le problème des postes fractionnés. Il sera applicable à la rentrée 2007.

Problème : cette décision n’est appliquée que dans quatre académies !
SUD demande le maintien du paiement de l’ISSR tel qu’il se faisait jusqu’à aujourd’hui.


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